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Telework in Canada : Who Is Working from Home during the COVID-19 Pandemic ?

James Chowhan, Kelly MacDonald, Sara L. Mann, Gordon B. Cooke

Abstract

The COVID-19 pandemic has created a new reality in the world of work. Employers are realizing that to continue business operations during the pandemic they need to think differently about work : how it is organized, who does what and where the work is done. This paper addresses the question of whether there are differences in demographic and human capital characteristics between those who work from home during the pandemic and those who worked from home previously. Thus, this study takes advantage of the natural conditions of a pseudo experiment to identify the sociodemographic (i.e., sex (female/male), immigrant status, age) and human capital factors (i.e., education level, health) of those with access to telework to better understand the impact of the shutdown on these subgroups. This study uses Statistics Canada’s Canadian Perspectives Survey Series (CPSS) first survey data on the Impacts of COVID-19, and an analytic sample whose n = 2,653 ; further, the 2016 General Social Survey cycle 30 was used to provide pre-pandemic estimates for descriptive comparisons. We find that females are not less likely than males to participate in telework and that immigrant status is negatively related to work from home during the pandemic. Generally, there is support for an age relationship, with the odds of telework being relatively lower as age increases. Education level is positively associated with telework during the pandemic (e.g., having a bachelor’s or higher university degree is positively associated with telework). Finally, there is no relationship between physical or mental health and telework. This study contributes to the literature by quantifying the impact of a brief mass telework event and its implications for access to telework across sociodemographic and human capital characteristics. In a post-pandemic world, will we carry forward the lessons learned through this ‘experiment’ imposed by the pandemic ?

Keywords : working from home (WFH), gender, immigrant, education level, mental health

Résumé

La pandémie de COVID-19 a créé une nouvelle réalité dans le monde du travail. Les employeurs se rendent compte que pour poursuivre leurs activités pendant la pandémie, ils doivent penser le travail différemment : comment le travail est organisé, qui fait quoi et où il est effectué. La présente étude vise à déterminer s’il existe des différences dans les caractéristiques démographiques et le capital humain des personnes qui travaillent à domicile pendant la pandémie et celles qui travaillaient à domicile auparavant. Ainsi, cette étude profite des conditions naturelles d’une pseudo-expérience pour identifier les facteurs sociodémographiques (c.-à-d., le genre [femme/homme], le statut d’immigrant, l’âge) et le capital humain (c.-à-d., le niveau de scolarité, la santé) des personnes qui ont la possibilité de faire du télétravail afin de mieux comprendre les répercussions des fermetures sur ces sous-groupes. Cette étude utilise les données de la première enquête de la Série d’enquêtes sur les perspectives canadiennes (SEPC) de Statistique Canada sur les répercussions de la COVID-19, ainsi qu’un échantillon analytique (n = 2 653). En outre, l’Enquête sociale générale de 2016, cycle 30, a été utilisée afin d’obtenir des estimations prépandémiques pour les comparaisons descriptives. Nous constatons que les femmes ne sont pas moins susceptibles que les hommes de faire du télétravail et que le statut d’immigrant est négativement corrélé au travail à domicile pendant la pandémie. De manière générale, la corrélation avec l’âge est confirmée, la probabilité du télétravail étant relativement plus faible à mesure que l’âge augmente. Le niveau de scolarité est positivement corrélé au télétravail pendant la pandémie (p. ex., le fait d’avoir un baccalauréat ou un diplôme universitaire supérieur est positivement corrélé au télétravail). Enfin, il n’y a pas de relation entre la santé physique ou mentale et le télétravail. La présente étude contribue à la littérature en quantifiant les répercussions d’un bref événement de télétravail de masse et ses implications sur l’accès au télétravail en fonction des caractéristiques sociodémographiques et du capital humain. Dans un monde post-pandémique, tirerons-nous les leçons de cette expérience imposée par la pandémie ? 

Mots clés : travail à domicile (TAD), genre, immigrant, niveau d’éducation, santé mentale.