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Technological Change and the CLC

Gordon McCaffrey

Abstract

This paper presents a union position on Bill C-183 by looking at the pros and cons of this legislation and by examining what still needs to be done.

Résumé

Le CTC et les changements technologiques

Lorsque le bill C-183 sera sanctionné, il touchera seulement environ un demi million de travailleurs dans les industries du chemin de fer, du transport interprovincial par camion, de l'arrimage, des bateaux-remorqueurs, du transport aérien, des communications, de la radio et de la télévision et des langues. Mais il pourrait aussi devenir un modèle pour les gouvernements provinciaux en quête de réviser leur législation du travail.

CE QUE NOUS AIMONS DU BILL C-183

Le bill endosse la négociation collective libre

Fondamentalement, le bill soutient que le meilleur moyen de traiter le problème des changements technologiques, c'est par la négociation collective. Cela a toujours été la position des syndicats.

Le bill rendrait les changements technologiques négociables

Ceci constituerait en fait une nouveauté au Canada. Il incomberait aux parties de s'entendre dans chaque circonstance. L'intervention gouvernementale ne surgirait que si les parties étaient incapables de s'entendre. Les syndicats admettent les changements technologiques qui entraînent des avantages plus grands pour les travailleurs syndiqués et le public. Cependant, les travailleurs ne doivent pas payer injustement le prix de l'introduction de tels changements technologiques.

Les procédures d'accréditation

Nous applaudissons les clauses qui exigent un pourcentage de représentation moindre par le syndicat avant de pouvoir prendre le vote d'accréditation. Ce changement contribuerait à étendre les avantages de la négociation collective aux non-syndiqués.

CE QUE NOUS N'AIMONS PAS DU BILL C-183

Discrimination contre les individus touchés par les changements technologiques

Le bill C-183 favorise le « big labour » mais discrimine contre les travailleurs individuels touchés par des mises-à-pied ou des mutations suite à des changements technologiques. En fait, ceci est le résultat du critère de « nombre important ». Ce n'est ni bonne législation ni justice que de ne pas s'occuper des cas individuels sous prétexte du coût inévitable du progrès.

La définition de la grève

Le bill cherche à rendre synonyme au terme « grève » les expressions « ralentissement du travail » et « activité concertée ». Ceci est difficile à comprendre vu qu'un ralentissement du travail peut résulter d'une baisse du moral des travailleurs, ou être un indicateur valable d'un problème profond de relation patronale-ouvrière.La composition du Conseil canadien des relations du travail

Dans la loi actuelle, ce Conseil se compose d'un nombre égal de représentants des travailleurs et des employeurs. L'efficacité du Conseil dépend de sa représentativité. Le bill prévoit la désignation de personnes dites neutres. Il y a là danger que les nominations soient faites par favoritisme politique.

CE QUI RESTE À FAIRE

Les débats sur les avantages de la nouvelle loi dans les questions de changements technologiques peuvent donner l'impression qu'elle règle tous les problèmes. Il ne faut pas oublier qu'avec les réductions d'emploi que causent les conversions industrielles il est aussi important de noter la nécessité de nouvelles mesures visant le plein emploi, la nécessité de formation efficace de la main-d'oeuvre, de mobilité améliorée et de nouvelles opportunités pour la main-d'oeuvre féminine.