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Who Will Help? Willingness to Work for the Union

Sarosh Kuruvilla et Jack Fiorito

Abstract

This paper proposes and tests a model of a critical union commitment dimension: "Willingness to work" for the union. Organization and social psychological theories, along with previous empirical research, are used to develop the conceptual model, measures, and predictions. These predictions are tested via a two stage regression model, using data from a large sample of Swedish professional union members. As predicted, both attitudinal commitment and subjective norms are critical influences on the individual's willingness to work on behalf of the union.

Résumé

Cet article présente et vérifie un modèle de la propension des syndiqués à participer aux activités syndicales. Malgré les positions théoriques largement divergentes quant à la meilleure structure syndicale et au meilleur système de gestion pour l'efficacité, il y a consensus sur le fait que l'activisme croissant des syndiqués est vital, dans l'environnement d'aujourd'hui, pour le succès de l'organisation, de la négociation et de la représentation politique. D'un côté plus pratique, tous les syndicats ont admis ce besoin pour un activisme accru de leurs membres. Cependant, les syndiqués sont largement apathiques. Par exemple, les résultats d'une enquête internationale auprès de travailleurs dans dix sept pays (tableau 1) suggèrent que le niveau de participation volontaire des syndiqués dans les activités syndicales est très bas. Nous prétendons que de tels niveaux d'apathie exigent une compréhension des processus sous-jacents à la propension des syndiqués de participer aux activités syndicales.

Nous soutenons que les syndicats doivent augmenter la propension générale de leurs membres à participer aux activités syndicales plutôt que de se concentrer sur les niveaux actuels de participation. Les syndicats se sont déjà largement attardés aux niveaux actuels de participation tels la présence aux assemblées syndicales et le fait de servir comme officier de syndicat. Le problème avec cette approche est que les niveaux actuels de participation peuvent résulter de plusieurs contraintes qui ne sont pas du contrôle du syndicat. Pensons par exemple aux problèmes de transport, aux responsabilités eu égard aux enfants, etc. Mais, de façon plus importante, le fait d'étudier la participation actuelle ne fournit pas d'information sur la propension des membres à participer aux diverses actions syndicales. Cependant, le syndicat a le contrôle sur le fait qu'il fournisse ou non à ses membres l'occasion de participer et, si cela est vrai, alors sa principale difficulté est alors de générer cette propension à participer.

La première partie de cet article fournit un recul essentiel en rappelant le débat sur les structures syndicales et l'efficacité. Cela met en évidence l'importance du concept « propension à travailler » pour le syndicat. La seconde partie fait le tour de la littérature existante sur la propension des membres à travailler pour leur syndicat, sur la participation au syndicat et des différentes théories utilisées. Ensuite, nous proposons des hypothèses spécifiques basées sur la théorie et les recherches antérieures qui suggèrent un modèle en deux étapes incorporant plusieurs variables indépendantes d'attitudes d'engagement qui elles mènent à la propension à travailler pour le syndicat. La partie suivante contient des propos méthodologiques eu égard à l'estimation du modèle. Les données ont été colligées à partir d'un grand échantillon de professionnels syndiqués en Suède. Cela est utilisé pour vérifier le modèle général de la propension de travailler pour les syndicats. Même si les données utilisées sont suédoises et malgré les différences considérables entre les systèmes de relations du travail en Suède et en Amérique du Nord, les syndicats suédois connaissent les mêmes problèmes d'activisme de leurs membres qu'en Amérique du Nord (les niveaux d'apathie sont très élevés). Les résultats obtenus suggèrent que la propension d'un membre à travailler pour son syndicat dépend de façon critique de son attitude d'engagement envers son syndicat.

Cette propension est aussi fonction de son statut d'emploi, de son degré d'insatisfaction au travail et du point de vue des personnes autour de lui. Cependant, les attitudes d'engagement constituent le plus important prédicteur de la propension d'un membre à travailler pour son syndicat. L'engagement envers le syndicat dépend de façon critique de cinq variables : la satisfaction envers les efforts du syndicat de négocier des hausses de salaires et d'avantages sociaux, la satisfaction eu égard à la démocratie syndicale interne, l'effort syndical à la socialisation des membres, les efforts du syndicat à fournir des postes de responsabilité aux membres expérimentés et les croyances générales qu'a le membre de ce qu'un syndicat fait.

L'implication des résultats est que l'engagement croissant des membres envers leur syndicat et leur propension à participer activement dépendent largement de ce que les syndicats font tant pour la construction de leur image au plan national ou sociétal que de leurs politiques spécifiques de relations avec les membres au niveau de la section locale. La construction de l'image tant aux niveaux global que local, l'information régulière aux membres, une démocratie syndicale accrue, les relations internes syndicat-membres et les programmes d'accueil des nouveaux membres sont autant de facteurs critiques pour accroître l'activisme des membres.