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Les attentes des cadres du secteur parapublic québécois à l’égard de leur représentation collective

Les attentes des cadres du secteur parapublic québécois à l’égard de leur représentation collective

François Bolduc et Jean-Noël Grenier

Volume : 78-1 (2023)

Bolduc et al - crédit Chalo Garcia - Unsplash

Résumé

Cet article rédigé par les Prs. François Bolducs et Jean-Noël Grenier, fait suite à l'initiative de l'Association des cadres de la Société des casinos du Québec et de l'Association professionnelle des cadres de premier niveau d'Hydro-Québec visant à se constituer en syndicats malgré leur statut de cadre. Une décision phare du Tribunal administratif du travail de 2016 (qui sera éventuellement entendue en Cour Suprême du Canada) de permettre cette syndicalisation a soulevé des questionnements sur l'avenir de la représentation collective des cadres. Cette recherche porte sur des données collectées auprès de cadres du secteur de la santé et des services sociaux ainsi que du secteur de l'éducation pour comprendre leur position sur d'éventuelles modifications législatives concernant leurs relations de travail.

Il faut comprendre que le Code du travail québécois exclut les cadres de la notion de salarié, ce qui les prive de la possibilité de négocier collectivement et de faire grève. Ceux-ci sont perçus comme un groupe homogène en termes d'intérêts, ce qui ne correspond pas à la réalité, notamment dans le secteur parapublic québécois.

Les résultats montrent que les cadres sont favorables à des changements dans le cadre législatif de leurs relations de travail, mais ne manifestent pas nécessairement la volonté de se syndiquer. Ils se montrent également ambivalents quant à l'utilisation de modes d'action revendicateurs tels que la grève. Ces attitudes envers le syndicalisme semblent être liées à une affirmation identitaire des cadres et à la manière dont le Code du travail définit les acteurs des relations de travail.

L'article présente également les résultats d'une analyse des attentes des cadres envers leurs associations et les moyens de représenter leurs intérêts. Les cadres souhaitent des associations qui ne se limitent pas à fournir des services aux membres, mais qui favorisent les échanges et les discussions internes. Ils valorisent la défense de divers intérêts liés à l'emploi, au pouvoir décisionnel, à la charge de travail, à la valorisation du statut, ainsi qu'à l'encadrement des relations de travail et aux valeurs des services publics.

Habituellement, les groupes privilégiant les questions liées à l'emploi sont composés de l'élite et des groupes majoritaires, tandis que les groupes représentant les travailleurs marginalisés mettent davantage l'accent sur le rôle de l'État et les enjeux citoyens. Dans le cas des cadres, leur volonté de défendre des intérêts liés à l'emploi ainsi que des intérêts plus larges peut s'expliquer par la dégradation de leurs conditions de travail dans les secteurs de la santé, des services sociaux et de l'éducation.

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