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Occupational Determinants of Professional Union Membership

Frank White

Abstract

Empirical studies of union membership usually group all professionals together in one occupational category. This study uses a simultaneous equations approach to analyze the union or collective bargaining association membership status of a sample of 9,417 employed Canadian professionals and managers from 16 different occupational groups. The results support the hypothesis that there are significant differences among professions in the probability of their members being in unions or collective bargaining associations. The relative differences are explicable in terms of the characteristics of the professions concerned.

Résumé

Les professionnels salariés peuvent très bien avoir besoin de la protection d'un syndicat dans leurs relations avec leur employeur. En 1989, la densité syndicale chez les professionnels comme groupe était de 51,3 %, un niveau comparable à celui des cols bleus, tels les machinistes (56,7 %), les travailleurs de la construction (49,9 %) et ceux de la fabrication (56,1 %). Il y a cependant de grandes variations dans la densité syndicale des diverses occupations professionnelles, même si la plupart des études les considèrent comme un groupe homogène.

Cet article est une étude du syndicalisme chez les professionnels. Il y en a relativement peu sur le sujet et celles qui existent sont limitées quant à leur étendue ou négligent de considérer la nature simultanée de la causalité entre les gains et le fait d'être membre d'un syndicat.

Nous appliquons ici le modèle simultané fort connu de Lee (1978). Nous avons choisi les variables ou leurs approximations pour suivre les études précédentes et également pour prendre avantage des variables additionnelles contenues dans l’Enquête sur l'activité de Statistique Canada, incluant 16 catégories différentes d'occupations professionnelles.

Notre hypothèse principale est à l'effet qu'il existe des différences entre les probabilités de syndicalisation des différentes professions, une fois corrigées les variables habituelles telles l'age, le sexe, la scolarité, l'industrie, etc. La probabilité hypothétique de toute profession à se syndiquer dépend des caractéristiques de cette profession en termes d'inclusions ou d'exclusions juridiques, de socialisation et de proximité avec une fonction de gestion.

Nous avons choisi un sous-échantillon de professionnels et de gestionnaires à partir de l’Enquête sur l'activité de 1989. Après élimination des données sans valeur exprimée, 9 417 observations représentant 16 occupations professionnelles et de gestion sont demeurées. Nous avons utilisé la procédure empirique avec et sans la correction de sélectivité pour le membership syndical. Cette correction a produit des valeurs irréalistes de différentiels de gains potentiels pour chaque travailleur.

Contrairement aux études antérieures, nous observons que le différentiel de gains potentiels pour chaque travailleur a un effet négatif sur l'adhésion syndicale. Cela suggère que l'opposition que tel différentiel génère chez l'employeur est plus grande que l'intérêt croissant pour la syndicalisation chez le travailleur. Nous avons aussi observé que les professionnelles seront plus tentées par la syndicalisation que leurs collègues masculins. Le niveau de scolarité a cependant peu d'effet. Alors que les membres des minorités visibles sont moins susceptibles d'être syndiqués, les professionnels handicapés connaissent une expérience contraire. De plus, les professionnels et gestionnaires dont la langue maternelle était l'anglais ont moins de chances d'être syndiqués que leurs collègues élevés dans une autre langue que l'anglais ou le français. Les autres cultures peuvent très bien percevoir la relation entre le syndicalisme et leur profession d'une façon fort différente des anglophones ou des francophones.

L'hypothèse principale, à l'effet que la probabilité ceteris paribus de se syndiquer varie selon l'occupation, trouve ici un fort appui. Par exemple, les ingénieurs traditionnellement plus proches de la fonction de gestion démontraient une probabilité aussi faible d'être syndiqués que les gestionnaires eux-mêmes. Par contre, les professionnels associés à des fonctions de gestion comme la comptabilité, la finance ou l'organisation et méthodes connaissaient une probabilité de se syndiquer de 10 % supérieure aux gestionnaires et de 8 % supérieure aux ingénieurs.

Ces conclusions confirment les études canadiennes antérieures dans le domaine pour d'autres variables telles l'age, le statut civil, la province de résidence, la taille de l'entreprise, la sécurité d'emploi et le désir d'emploi à plein temps. L'exception était cette industrie majeure de l'alimentation et autres services où, contrairement à toute attente, les professionnels et les gestionnaires manifestaient une haute tendance à la syndicalisation comparativement à la catégorie de référence qui est l'agriculture et les ressources. Cette recherche suggère qu'il y a des implications pour les syndicats, les employeurs et les gouvernements dans l'élaboration de politiques d'organisation, de ressources humaines et de législation. Il faudra examiner de plus près plusieurs aspects du membership syndical professionnel : la mesure et les changements de la résistance managériale, l'effet du sexe, l'effet du niveau de scolarité, le statut d'handicapé ou de minorité visible, l'interaction entre ces variables, ainsi que les caractéristiques détaillées des occupations professionnelles.

Resumen

Estudios empìricos sobre la membresia sindical normalmente agrupan a todos los profesionales en una misma categorìa. Este estudio utiliza el método de las ecuaciones simultaneas para analizar el estado de la membresia sindical y dentro del proceso de negociación colectiva de un grupo tipo de 9417 empleados profesionales del gobierno canadiense y sus administradores de 16 grupos ocupacionales diferentes. Los resultados soportan la hipótesis que existen diferencias importantes entre profesiones en la probabilidad de que sus miembros participen dentro del movimiento sindical y dentro del proceso de negociación colectiva. Las diferencias se pueden explicar en términos de las caracteristicas de cada profesión que fue evaluada.