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Unions and New Office Technology

Urs E. Gattiker et Dan Paulson

Abstract

To explain white-collar workers' expectations about what unions should do when technological change occurs in the workplace, two attitude scales were used. The data indicate that the industries in which employees works as well as their perception about whether computerized technology makes their job rewarding or creates de-skilling are all significant predictors of their attitude regarding a union's decision to accept or resist technological change. Income, hierarchical level, industry, job task, whether the computerized technology makes the job interesting, and whether the computerized technology is required to perform the job are significant predictors of an employee's attitude regarding a union's function to assist an employee to adapt to technological change. Non-union members and managers, in contrast to union members, appear to be concerned primarily about (1) bread-and-butter issues (e.g., wages, benefits, job security) and (2) quality of work issues (e.g., skills, training, and safety) and, therefore, somewhat less likely to feel positive about a union that accepts and helps workers adapt to new office technology.

Résumé

Deux raisons expliquent l'importance de l'implantation de changements technologiques pour les syndicats : (1) l'adoption de nouvelles technologies peut accroître la productivité de l'entreprise et, partant, amener une meilleure sécurité d'emploi et de meilleurs salaires aux membres ; (2) les syndicats peuvent exercer une influence majeure sur le processus d'adoption en facilitant ou en retardant l'implantation fructueuse de la technologie (e.g., Templer et Solomon 1988; Solomon et Templer 1992).

Il y a, à ce jour, peu de recherches qui s'attardent à la complexité de la gestion efficace des changements technologiques dans les bureaux. La plupart des études s'intéressent à la façon dont les changements technologiques affectent les cols bleus. Il en existe cependant quelques unes portant sur les différences entre cols bleus et travailleurs de bureau eu égard à l'implication syndicale (e.g., Thacker et al. 1991). Même si l'influence des syndicats sur les changements technologiques peut être limitée (e.g., Keefe 1991), ou de nature surtout consultative (e.g.,-Keefe et Bansler 1993), ils peuvent quand même influencer les attitudes et les perceptions des travailleurs à cet égard (Fenwick et Oison 1986; Kelley 1989).

Nous présentons ici une étude empirique qui cherche à établir : (1) si les cols blancs dans les bureaux, selon qu'ils soient ou non syndiqués ou gestionnaires, ont une perception différente de ce que devraient faire les syndicats lors de l'introduction de changements technologiques ; (2) si des sujets de capital humain (par exemple, l'amélioration de la qualification professionnelle) ont un effet important sur la façon dont les usagers perçoivent ce que devrait être la réaction syndicale ; (3) si les caractéristiques individuelles des usagers et les variables sectorielles et organisationnelles influencent leur évaluation de ce que devrait être la réaction syndicale lorsqu'une nouvelle technologie est introduite sur les lieux de travail. Cet article se veut une contribution importante à la recherche sur les technologies, les qualifications et les relations industrielles parce qu'il applique des approches de capital humain, d'attitudes et de relations industrielles au domaine de la bureautique. Cet article veut aussi combler un vide dans la documentation en relations industrielles et améliorer notre compréhension de l'adaptation à la technologie et aux changements chez les cols blancs.

Nous répondants incluent des employés syndiqués et non syndiqués ainsi que leurs gestionnaires : 75 employés syndiqués (52,1 %), 36 non syndiqués (25 %) et 27 gestionnaires (18,75 %). En outre, 46 % de l'échantillon travaillait dans le secteur privé (voir le tableau 5 pour plus d'information). Pour être inclus dans cet échantillon, tous les répondants devaient avoir travaillé pendant plusieurs années avec différentes technologies (i.e., ordinateurs) et leurs applications ou avec des systèmes d'information.

Nos résultats démontrent quelques différences entre les employés syndiqués et non syndiqués. Les premiers étaient d'avis que si les salaires et les avantages s'amélioraient, le syndicat devait accepter le changement technologique. De façon surprenante, les non-syndiqués et les gestionnaires croyaient que les syndicats devaient être prudents. Les gestionnaires ajoutaient cependant que si les salaires et les avantages étaient accrus, les syndicats devaient accepter le changement technologique. De plus, pour les syndiqués, le revenu est un prédicteur de l'acception du changement technologique alors que la sécurité d'emploi influence la volonté de s'adapter à tel changement. Les gestionnaires du secteur public avaient moins tendance à accepter le changement technologique que leurs collègues du secteur privé. Les employés non syndiqués, eux, étaient prêts à accepter le changement technologique si leur revenu était accru.

Notre analyse repose sur des hypothèses typiquement ignorées des modèles de ressources humaines, de systèmes d'information et de relations industrielles. L'analyse suggère la présence de certaines différences et similarités importantes entre groupes d'employés lorsque nous distinguons entre des répondants syndiqués, non syndiqués ou gestionnaires.

En résumé, cette étude présente, à tout le moins, un début de preuve à l'effet que les cols blancs canadiens croient que les syndicats ont quelque crédibilité et pouvoir de négociation dans la protection des intérêts des travailleurs. Malheureusement, la réalité n'est peut être pas aussi rose que les croyances de ces travailleurs vu le nombre limité de clauses dans les conventions collectives portant sur les changements technologiques.

Resumen


Para explicar las expectativas de los trabajadores de oficina acerca de lo que los sindicatos deben hacer sobre las nuevas tecnologìas en la oficina dos escalas de evaluaciòn sobre las actitudes del trabajador fueron utilizadas. Los datos indican que las variable y escalas utilizadas para medir el sector industrial : La tecnologìa de la computaciòn hace mi trabajado mas fàcil y satisfactorio, creando un desarrollo de nuevas aptitudes, son todos buenos indicadores de la reacciòn que los trabajadores reflejan a sus sindicatos en cuanto a la tecnologìa y las necesidades de adaptation del empleado a esta. Salario, nivel herarquico. Sector industrial, tipo de trabajo, tipo de tecnologìa son también buenos predictores del tipo de reacciòn esperada de los empleados que encuentran la tecnologìa como un factor de ayuda a sus labores. Trabajadores no sindicalizados y gestionarios, en contraste con los trabajadores sindicalizados, parecen estar preocupados principalmente con (1) problemas de rémunération (ex. salarios, beneficios, seguridad de empleo) y (2) problemas de calidad del trabajo (ex. aptitudes, entrenamiento, formaciòn y seguridad) y por lo tanto, con una tendencia menos elevada a sentirse de manera positiva hacia un sindicato que promueve la tecnologìa y la adaptation tecnològica.