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A Special Kind of Downsizing: An Assessment of Union Member Reaction to Bumping

Krista G. Stringer et Travor C. Brown

Abstract

The present study investigated the impact of bumping on union member (N = 100) perceptions of job security, job satisfaction, organizational commitment, union commitment and organizational justice. Analysis revealed a negative correlation between bumping experience and organizational commitment and job satisfaction (at the .05 level). There was a similar negative relationship between bumping and both union commitment and organizational justice at the .10 level. MANCOVA found that organizational commitment and job satisfaction levels were higher for union members without bumping experience versus those with either direct or indirect bumping experience. No significant differences were found on any variable between union members who were directly involved in bumping and those who were indirectly involved.

Résumé

Un cas spécial de réduction de la taille d’un établissement

Une évaluation de la réaction des membres du syndicat à la supplantation

Le phénomène de réduction de la taille n’est plus tellement nouveau dans beaucoup d’établissements. Cependant, le processus de restructuration se présente souvent de façon différente dans les entreprises syndiquées. Puisque les membres d’un syndicat accordent une grande importance aux droits d’ancienneté, leurs établissements ont des systèmes de gestion des ressources humaines fondés sur ce principe (Verma, 2005). Dans de tels systèmes, les travailleurs plus anciens se voient accorder une préférence eu égard aux plus jeunes en termes de rémunération, de promotion, de mise à pied et d’autres pratiques d’emploi (Gersuni, 1982). Cette situation a engendré un type particulier de réduction de la taille connu sous le nom de supplantation. Essentiellement, la supplantation est un processus par lequel les membres plus âgés d’un syndicat, qui font l’objet d’une mise à pied éventuelle, peuvent faire valoir leurs droits d’ancienneté pour déplacer des membres plus jeunes, qui autrement n’auraient pas été affectés dans leur emploi par le licenciement (Brown et Beatty, 2005).

Malgré le nombre d’établissements syndiqués qui existent, on ne peut trouver une seule étude dans la panoplie des travaux qui se sont intéressés à la réaction des travailleurs aux pratiques de déplacement. Par conséquent, notre premier objectif consistait dans l’étude des réactions des membres syndiqués à de telles façons de faire. Plus précisément, cet essai se veut une évaluation de la réaction des salariés en termes de sécurité d’emploi, de justice organisationnelle, de satisfaction au travail, d’engagement envers leur organisation et leur syndicat. Pour ce faire, nous avons retenu un échantillon de travailleurs syndiqués à l’emploi d’un établissement qui recourt à un processus de supplantation pour gérer les mises à pied.

Toutes les données ont été recueillies à l’aide d’un questionnaire par la poste en conservant l’anonymat. L’instrument retenu a été révisé et approuvé à la fois par la direction et par les leaders syndicaux. Des lettres personnalisées de présentation et des questionnaires ont été envoyés à tous les 411 membres du syndicat de l’entreprise. Les copies du questionnaire ont été complétées et retournées par une centaine de personnes (N = 100), ce qui donnait un taux de réponse d’environ 25 %.

Nous avons procédé à l’étude des données en retenant des corrélations simples, des analyses de variance (ANOVA), des t-tests et une analyse multivariée de covariance (MANCOVA). La somme des évènements de déplacement entretenait une corrélation négative avec : (a) l’engagement envers l’entreprise et la satisfaction au travail (les deux à un niveau de signification de l’ordre de ,05, et (b) avec le sentiment de justice organisationnelle et d’implication dans la vie syndicale (les deux à un niveau de ,10). L’analyse de la variance et les t-tests démontraient que les salariés sans l’expérience d’un déplacement avaient un niveau de satisfaction au travail, un niveau d’implication dans l’entreprise et dans les affaires du syndicat plus élevés que les salariés qui n’avaient connu qu’une expérience indirecte de déplacement (par exemple, un déplacement qui se présentait sur leur lieu de travail). On a observé aucune différence entre les scores obtenus sur toutes les échelles par ceux qui ont vécu une expérience directe de déplacement (ils étaient déplacés ou avaient déplacé quelqu’un) et ceux qui ont connu une expérience indirecte. De plus, les salariés qui avaient fait face à une expérience directe de déplacement présentaient des niveaux plus faibles de satisfaction au travail et d’engagement à l’endroit de leur établissement, quand on les comparait avec ceux qui n’avaient vécu aucune expérience de la sorte. L’analyse de covariance (MANCOVA), en maintenant constant les variables d’ancienneté et de sexe, venait réaffirmer les différences observées au plan de la satisfaction au travail et de l’implication dans l’entreprise.

En conclusion, cet essai signale les implications pour la recherche future, pour les dirigeants et les leaders syndicaux. Il est possible qu’une des implications de notre étude soit à l’effet de combler un vide actuel dans les travaux en relations industrielles et ceux portant sur la restructuration d’entreprise. Les premiers n’ont pas analysé le rôle des réactions des salariés à la réduction de la taille de leurs établissements; les seconds, au contraire, ont largement centré leur préoccupation sur la réaction des employés face à une restructuration dans des établissements non syndiqués. Alors, ces premiers travaux ont négligé l’étude des effets d’une réduction de la taille à travers la procédure de déplacement. Ceci est d’une importance capitale, quand on pense que la supplantation est essentiellement une procédure de licenciement et qu’elle est souvent utilisée dans les établissements syndiqués. Ces raisons nous incitent à proposer plusieurs avenues dans la poursuite ultérieure de travaux de recherche.

Resumen

Un tipo especial de restructuración

Una evaluación de la reacción de los miembros sindicalizados a la suplantación

El presente estudio investigó el impacto de la suplantación sobre la percepción de los miembros sindicales (N = 100) a propósito de la estabilidad laboral, la satisfacción del trabajo, la implicación organizacional, la implicación sindical y la justicia social. Los análisis revelaron una correlación negativa entre la experiencia de suplantación y la implicación organizacional y la satisfacción del trabajo (a .05). Se observó igualmente una relación negativa entre suplantación e implicación sindical y justicia organizacional a un nivel de .10. Los análisis MANCOVA confirman que los niveles de implicación organizacional y de satisfacción del trabajo son más elevados por los miembros sindicales sin experiencia de suplantación comparativamente a aquellos con experiencia directa o indirecta de suplantación. Se corroboró la inexistencia de diferencias significativas, por todas las variables, entre los miembros sindicalizados afectados directamente por la suplantación y aquellos afectados indirectamente.