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The Insensitivity of the Union Movement to the Real Needs of the Union Members

Michael Humphries

Abstract

After a brief review of Maslow's and Herzsberg's theories, the author proposes three solutions to help unions in satisfying the real needs of its members.

Résumé

Le syndicat et les besoins réels des membres

Nous avons l'intention d'aborder la problème ci-haut mentionné au moyen de quelques-unes des conclusions récentes des sciences du comportement. Il ne s'agira pas de discuter les idées émises par les Maslow, les Herzsberg, les McGregor, les Likert ou les autres. Nos commentaires seront exclusivement basés sur la théorie des besoins de Maslow et sur les conclusions de Herzsberg sur la motivation des employés.

LA THEORIE DE MASLOW ET LE MOUVEMENT SYNDICAL

Nous pouvons considérer la croissance spectaculaire du mouvement syndical comme un moyen de satisfaire autant les besoins de base que les besoins secondaires des travailleurs. Il n'y a pas lieu ici, croyons-nous, de rappeler les conditions qui prévalaient dans le milieu industriel au début du siècle. Disons cependant que ces conditions étaient telles qu'elles justifiaient une action dans le but de satisfaire les besoins fondamentaux des travailleurs.

C'est durant ces années noires que les bases et les structures de nos syndicats modernes furent établies. Cependant, nous ne vivons plus aujourd'hui dans un tel contexte. Nous irions même jusqu'à dire que les problèmes de notre société industrielle sont dus à la frustration des travailleurs non pas de ne pas pouvoir satisfaire leurs besoins de base, mais de n'être pas capable de satisfaire leurs besoins plus élevés (higher needs) pour employer une expression de Maslow.

LA THÉORIE DE LA MOTIVATION DE HERZSBERG

Suivant la théorie d'Herzsberg, nous croyons qu'il serait grand temps de repenser les clauses d'ancienneté, les structures de salaires et les dispositions relatives aux changements technologiques afin que les travailleurs ressentent un certain accomplissement, une certaine croissance personnelle dans leur milieu de travail.

QUELQUES RECOMMANDATIONS

1.—Le leadership syndical devrait s'intéresser aux sciences du comportement ;

2.—A la lumière de ces connaissances, le leadership syndical devrait repenser ses hypothèses de base au sujet des travailleurs et des hommes ;

3.—L'application de ces théories nouvelles aux problèmes internes actuels du syndicalisme.