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The Law and Labour Relations : A Reaction to the Rand Report

H. Carl Goldenberg

Abstract

After having recalled some basic principles in the field of labour relations, the author, a practician with more than thirty years of experience, deals with subjects such as the right to strike, the need for law and industrial unrest in Canada.

Résumé

Le droit et les relations industrielles

Les remarques qui suivent sont en grande partie basées sur mon expérience personnelle en tant que médiateur ou arbitre de conflits industriels depuis plus de trente ans.

Notre législation reconnaît aujourd'hui la nécessité des organisations syndicales et de la négociation collective et oblige, sous certaines conditions, les parties à négocier et accorde le droit d'utiliser des sanctions économiques en cas de désaccord.

C'est évidemment cet aspect du domaine des relations du travail qui attire le plus l'attention du public que l'État protège en en définissant certaines conditions d'utilisation.

Mais les problèmes de relations du travail ne peuvent pas tous être réglés par la loi d'autant plus qu'il s'agit bien souvent de problèmes de relations humaines. La réussite d'une négociation et un bon climat dans les relations du travail ne dépendent pas de la loi, mais du degré auquel les parties sont prêtes et capables de s'entendre et de faire des compromis.

Le conflit industriel que nous connaissons au Canada est souvent de moindre importance que celui d'autres pays. Nous avons la chance d'avoir un atmosphère qui n'est quand même pas souvent vicié par la violence. Certains cas marginaux tendent à nous faire oublier le grand nombre d'accords et de conventions collectives signées dans l'ordre.

Nous croyons, cependant, qu'une législation du travail plus restrictive ne suffirait pas à mettre fin aux désirs croissants d'un plus haut niveau de vie, désir très légitime dans une société de consommation telle la nôtre. Notons, en plus, que la cause principale du conflit industriel aujourd'hui reste cette insécurité d'emploi à laquelle est soumise le travailleur suite aux changements technologiques.

Une solution comme l'arbitrage obligatoire généralisé est loin d'être compatible avec notre régime démocratique et avec la notion que nous avons de la négociation collective.

Nous l'avons déjà dit, et nous le croyons fermement, qu'étant des relations humaines, les relations industrielles ne peuvent être réglées uniquement par la loi.