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Collective Bargaining Results

Douglas A. Smith

Abstract

The author of the following article discusses the relation-ship between inflation and collective bargaining. Collective bargaining cannot in a vacuum create inflationary wage increases. Rather, it is the interaction of mark-up or target-return pricing and profit-based wage demands that sets off the spiral of discretionary increases in wages and prices. In the author's opinion, it would be necessary to strive for intelligent methods of reducing the conflict between good industrial relations and a stable price level or face the consequences of the actions of those who seek to impose un-workable controls on the collective bargaining system.

Résumé

Conséquences de la négociation collective

Nous examinons dans cet exposé la troisième partie du Rapport de l'Équipe spécialisée en relations du travail intitulée : « Négociation collective et autres politiques gouvernementales ». Depuis ces dernières années, l'inflation constitue le problème le plus pressant à résoudre dans le domaine des politiques économiques. Un des buts majeurs de l'Équipe spécialisée était de déterminer à quel point la négociation collective pouvait être une cause d'inflation.

Les spécialistes ne sont pas d'accord sur la définition et la signification exacte de l'inflation par les coûts. Le Rapport traite le problème d'une façon assez balancée, quoiqu'à notre avis, plus de poids que nécessaire fut donné à la position extrême de l'inflation par la demande.

Le problème qui a récemment touché les pays industrialisés inclut des hausses du niveau des prix pendant des périodes où la demande est demeurée stable ou a même diminuée. Une explication de ce phénomène impliquant le pouvoir discrétionnaire des syndicats et des patrons d'obtenir des résultats sur le marché du travail et du produit en dehors du modèle compétitif, s'appelle l'inflation par les coûts. Si les prix et les salaires étaient davantage reliés aux coûts qu'à la demande, nous aurions une définition de l'inflation par les coûts, et vice-versa pour l'inflation par la demande. L'absence d'instruments appropriés qui pourraient mesurer les coûts et la demande constitue un problème encore aujourd'hui.

Nous croyons qu'à diverses périodes la négociation collective et les politiques de prix des corporations pourraient exercer une poussée ascendante nuisible à la stabilité des prix. La négociation collective ne peut pas créer seule des hausses de salaires inflationnistes. Elle doit être accompagnée par ce pouvoir des corporations qui transfère le coût des augmentations de salaires au consommateur par la hausse des prix. Ce n'est pas la négociation collective en soi qui crée le problème. C'est plutôt cette interaction du retour aux salariés des coûts qu'ils provoquent et des demandes d'augmentations de salaires visant au profit qui produit le spirale de hausses discrétionnaires des salaires et des prix.

Cette troisième partie nous semble suffisamment vague pour provoquer de fausses interprétations. Nous regrettons que l'Équipe spécialisée ait traité ce sujet comme s'il s'agissait d'un phénomène quasi politique, plutôt qu'un phénomène proprement économique. Mais nous craignons davantage les effets nocifs sur l'emploi que sur l'inflation : c'est pourquoi des mesures constructives doivent être prises pour assurer une stabilité relative des prix. L'utilisation de politiques monétaires et fiscales seulement n'est pas suffisant ; nous appuyons l'Équipe spécialisée dans sa recommandation de créer un Bureau de recherche sur les revenus et les coûts.