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Collective Bargaining and Wage Equalization in Canada’s Iron & Steel Industry, 1939-1964

Bryan C. Williams

Abstract

This paper is one in a series being prepared by the Labour-Management Section of the Federal Department of Labour's Economies and Research Branch. It has three purposes. First, to highlight significant developments and characteristics in collective bargaining in the industry. Second, to determine the extent to which wage equalization is present in the industry. Third, to identify the influences that have contributed to these equalizing tendencies.

Résumé

La négociation collective dans l’industriel canadienne du fer et de l’acier : 1939-1964

Dans sa publication de 1948,Trade Union Wage Policy, Arthur M. Ross attirait l'attention autour de l'impact des salaires définis par voie de négociation collective sur les théories traditionnelles de détermination des salaires 1. La raison principale de cet intérêt provient de l'incapacité de la théorie actuelle à fournir des réponses satisfaisantes aux cinq questions suivantes.

1. Comment se fait-il que l'importance du mouvement relatif des salaires soit plus cruciale que le salaire qui en résulte ?

2. Pourquoi les taux de salaires ne sont-ils pas égalisés sur le marché local du travail ?

3. Comment expliquer les fréquents arrêts de travail consécutifs à des différences mineures, pour ne pas dire ridicules entre les parties ?

4. Pourquoi plusieurs syndicats insistent-ils sur l'uniformité du taux de salaire pour toute leur unité de juridiction lorsque la théorie économique suggère qu'en situation de monopole, il est possible de maximiser le revenu en faisant de la discrimination entre les acheteurs ?

5. Pourquoi cet effort par les syndicats de consolider leurs structures de négociation ?

Toutes ces questions reflètent les relations entre les taux de salaire occupationnels ou entre le résultat de deux différentes négociations de salaires. De façon plus globale, elles mettent en évidence le caractère et la fonction de deux tendances « égalisantes » dans la détermination des salaires par négociation collective. Dans la théorie économique traditionnelle, il n'y a pas de réponse à ce problème.

Il y a très peu d'études qui fournissent une réponse satisfaisante malgré tous les travaux qui ont été faits. Cependant, on a beaucoup plus insisté sur l'identification et la description des processus institutionnels qui causent ces tendances « égalisantes ». De façon générale, trois approches sont utilisées :

a) la coopération entre employeurs 2 ;

b) la négociation-type 3 ;

c) l'élargissement des unités de négociation 4.

lusqu'à quel point les conclusions présentées pour la situation américaine sont-elles valables pour la négociation collective canadienne ?

L'industrie canadienne du fer et de l'acier fut l'une des industries considérées pour étude du cas canadien. Dans ce cas précis, l'existence de ces tendances « égalisantes » serait le résultat de négociations-type ou de la coopération entre employeurs ; probablement plus le premier facteur que le second. Contrairement au cas américain, l'industrie canadienne du fer et de l'acier n'a connu aucun élargissement d'unité de négociation. Presque toute la négociation dans cette industrie est faite au niveau local.

Quelques conclusions

1. Depuis 1939, la politique de négociation collective des Métallos s'est dirigée vers l'établissement de conventions uniformes à travers l'industrie.

2. Les efforts syndicaux dirigés vers l'uniformisation de l'industrie de l'acier ont été secondés par les contrôles de salaire du gouvernement fédéral durant la dernière guerre.

3. En 1946, les syndicats atteignaient leur objectif d'uniformité des taux de salaire de base et étaient en voie de l'atteindre pour les autres classes d'emploi.

4. La négociation-type d'après-guerre a contribué à conserver l'uniformité acquise durant le conflit mondial.

5. L'effort d'extension de l'uniformité des taux de salaire par le « Coopérative Wage Study Plan » a échoué en 1952. Deux ans plus tard, on obtenait l'uniformité pour des classes similaires d'emploi.

6. Le succès dans l'industrie de l'acier primaire a été le modèle syndical de négociation dans les secteurs de l'acier non-primaire. Cependant le succès fut très limité.

7. L'échec relatif de la tentative d'étendre des unités de négociation dans les industries canadiennes de l'acier primaire et le succès marqué de la négociation-type indiquent qu'il n'y a pas qu'une méthode dont un syndicat puisse se servir pour obtenir l'uniformité dans les conventions collectives.

8. Dans le cas canadien, la négociation est fragmentée mais en même temps on retrouve une grande uniformité entre les différents accords. Il n'y a donc pas de preuve solide à la cause de ceux qui relient directement l'un à l'autre dans l'industrie canadienne de l'acier primaire.

1 Voir les références à l'original anglais.