Accueil » 28-2 ( 1973) » Some Evidence of the Impact on Non-Wage Labour Cost on Overtime Work and Employment

Some Evidence of the Impact on Non-Wage Labour Cost on Overtime Work and Employment

Leonard Laudadio et Michael Percy

Abstract

Total labour costs can be considered to be a function of the hourly wage, a quasi-fixed component {mainly fringe benefits and training cost) and overtime rate. The theoretical model employee in this paper suggests that an increase in the ratio of quasi-fixed cost to overtime rate leads to an increase in the amount of scheduled overtime work instead of employment. The model, tested with Canadian data, yields statistically significant results.

Résumé

L’impact des avantages sociaux sur les heures supplémentaires et l’emploi

En autant qu'on peut considérer le coût des salaires comme un facteur essentiellement variable, il n'y a guère de motifs qui puissent justifier le recours au travail supplémentaire, si ce n'est dans des cas fortuits : surplus de commandes et absentéisme, par exemple. Cependant, si le coût du travail devient un facteur de production presque fixe, on pourra recourir aux heures supplémentaires délibérément, non plus en cas d'urgence seulement. En réalité, il y a beaucoup d'indices permettant de croire qu'une bonne partie du travail supplémentaire est prévu de longue date, ce qui démontre que les employeurs préfèrent verser davantage en salaire plutôt que d'augmenter le nombre de leurs employés. Comment cela peut-il s'expliquer? On en trouverait la motivation dans le coût de la formation en atelier et, ce qui plus est, dans le coût des avantages sociaux, comme les assurances médicales et les vacances payées.

Le but du présent article est de tenter d'établir les interrelations entre la structure actuelle des taux pour travail supplémentaire, l'ampleur du coût des avantages sociaux par homme et le nombre d'heures supplémentaires accomplies. Une quantité donnée de production exige une certaine somme de travail et l'embauchage d'un certain nombre d'employés travaillant un nombre donné d'heures.

Ces différents facteurs peuvent se combiner de diverses manières et l'employeur recherche la combinaison qui minimise davantage le coût de la main-d'oeuvre. Si le coût marginal de l'emploi s'élève par rapport au coût marginal des heures, l'emploi diminuera et le nombre des heures s'accroîtra.

Cette explication théorique indique qu'il y a un rapport entre le nombre total d'heures supplémentaires autorisées et le coût de la main-d'oeuvre hormis le salaire proprement dit. Sans doute, il y a d'autres facteurs qui entrent en jeu, mais le seulvariable indépendant qui soit significatif, c'est le rapport entre ce coût et le nombre des heures supplémentaires.

L'analyse scientifique que l'auteur a faite, a partir de données statistiques canadiennes, est fort intéressante en cette matière. Les résultats se révèlent utiles, non seulement aux spécialistes de l'économie du travail qui se doutaient de l'influence du coût des avantages sociaux sur le niveau de l'emploi, mais aussi aux hommes publics qui ont la responsabilité d'élaborer une législation du travail conforme aux buts sociaux qu'ils recherchent.