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Unemployement and Labour Force Participation : The Canadian Experience

Robert Swidinsky

Abstract

In an analysis of the short-run sensitivity of the Canadian labour force time series regression results appear inconclusive whereas cross-section regression results suggest a strong negative response to unemployment. Generally, the findings from the cross-section are comparable neither qualitatively nor quantitatively with those from the time series.

Résumé

L’emploi et le taux d’activité : expérience canadienne

Au cours des derniers dix ans, les enquêtes qui furent effectuées sur le comportement des travailleurs semblent indiquer qu'un marché du travail à la baisse nuit à la participation à l'activité économique. Cet article vise à éprouver la valeur de cette affirmation au moyen d'une analyse de régression utilisant à la fois les séries chronologiques et les données d'une coupe instantanée de la main-d'oeuvre canadienne. Le modèle de base des séries chronologiques consiste dans une régression multilinéaire mettant en relation les taux d'activité avec le rapport entre l'emploi global décalé de la population totale et une fonction de tendance linéaire. Le modèle de base de la coupe instantanée consiste dans une régression multilinéaire du taux d'activité par rapport aux taux de chômage global et un ensemble de variables utilisées comme éléments de contrôle. Dans les séries chronologiques, les données sont décomposées en cinq groupes d'âges par sexe et, dans la coupe instantanée, en sept groupes d'âges, en tenant compte de l'état civil et du degré d'instruction tant des hommes que des femmes.

Les résultats de la régression des séries chronologiques reflètent tant l'effet de stimulation que l'effet de découragement chez les travailleurs. Dans l'ensemble, c'est l'effet de découragement qui l'emporte. Cependant, le degré d'autocorrélation est tel qu'on ne peut guère avoir confiance dans les résultats. Les résultats établis par la coupe instantanée confirment l'hypothèse de découragement. La tendance à se retirer du marché du travail à mesure que le chômage s'accroît apparaît pins prononcée chez les hommes des groupes d'âges 15-19, 20-24 et 65 ans et plus et, chez les femmes, dans les groupes d'âges 15-19, 35-44 et 45-54 ans. La seule exception au comportement d'effet de découragement se produit chez les femmes qui ont fréquenté l'université. Mais la preuve n'est pas ici concluante.

Les paramètres de régression dans le cas de la coupe instantanée semblent exagérer la sensibilité de la main-d'oeuvre au chômage telle que mesurée dans les paramètres des séries chronologiques. On a tenté de réconcilier les deux méthodes par un facteur de migration dans les équations de régression pour ce qui est de la coupe instantanée, mais la tentative s'est avérée infructueuse. Si l'on considère ces résultats contradictoires, l'orientation et l'ampleur de la sensibilité à court terme de la main-d'oeuvre canadienne peuvent être fortement mises en doute.