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The Impact of Labor Migration: The International Molders and Allied Workers Union in Canada, 1860-1885

C. Brian Williams

Abstract

This paper deals with some aspects in the relationships among Canadian molder locals, American molder locals and the binational organization.

Résumé

Les raisons du développement de la structure internationale des syndicats au Canada se prolonge en tant que thème central de l'étude de l'histoire du syndicalisme dans notre pays. On peut affirmer comme thème principal que l'implantation de cette structure fut le résultat des circonstances prévalant sur des marches des biens, des capitaux et du travail qui se trouvaient pour ainsi dire inter-relies. Cet article étudie l'émergence de l'un des premiers syndicats à structure internationale au Canada, soit l'International Molders' and Allied Workers Union. En utilisant la fondation et le développement de ce syndicat comme étude de cas, l'auteur traite de l'effet des circonstances des marches du travail et des biens sur son organisation, sa croissance et son développement. Dans ce cas typique, la poussée dans le sens du développement de la structure internationale fut favorisée par la forte pression des travailleurs et des employeurs vers la «nationalisation» du mouvement syndical au sein de l'industrie. Le cas à l'étude démontre encore clairement la cause et la nature des questions portant sur l'autonomie syndicale qui ne pouvaient manquer de se soulever dans les relations entre l'organisme central et ses sections locales. C'est aussi un cas qui montre le grand appui que les sections locales canadiennes et leurs dirigeants ont apporte à l'organisation centrale. L'exemple de ce syndicat confirme le rôle important qu'ont joue les sections locales canadiennes au moment de l'implantation du syndicalisme en Amérique du nord. En premier lieu, dans cette industrie, les sections locales furent fondées longtemps avant l'implantation des structures internationales ou nationales. En second lieu, la centrale était fondamentale pour les premières sections locales en raison de leur inefficacité même. Il fallait nécessairement un organisme central. Troisièmement, l'activité de l'Internationale au Canada et des sections locales canadiennes au sein de l'Internationale faisait partie d'un même mouvement vers la formation d'une structure syndicale centralisée. Quatrièmement, cette tendance vers une centralisation accrue était limitée, non pas par un sentiment nationaliste canadien, mais par la réalité des marches du travail et des biens dans l'industrie à l'époque. Enfin, à cause des caractéristiques du marche du travail dans ce métier, les sections locales canadiennes se devaient de faire partie d'une structure syndicale centralisee. En retour, pour se maintenir, les sections locales canadiennes avaient besoin de recevoir l'aide d'une organisation fortement centralisee. La reconnaissance de la nécessite d'une compétence territoriale canado-américaine était une caractéristique fort significative dans les relations qui s'instauraient entre les sections locales canadiennes et américaines.