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The Effects of Unions on Profitability: Canadian Evidence

Dennis R. Maki et Lindsay N. Meredith

Abstract

Considering rates of return on capital, sales and assets, the evidence primarily but not unambigously supports a negative effect of unions on profitability. Whether this occurs only through effects on wages and labour productivity or through other channels as well is unclear.

Résumé

Malgré la grande quantité d'études qui ont analyse l'influence des syndicats sur nombre de variables, l'effet qu'ils ont eu sur les profits n'a guère attire l'attention. On peut attribuer cette omission à certaines appréhensions concernant l'exactitude des données disponibles sur les profits ou au manque de conséquences politiques perceptibles pouvant découler des réponses apportées à cette question. Un article récent de Clark (1984), où sont utilisées des statistiques américaines, soulève deux questions intéressantes: 1. l'influence des syndicats sur les profits peut varier selon le dénominateur choisi pour établir le taux et 2. l'importance de savoir si l'effet sur les profits n'opère que par les voies suggérées par la théorie néoclassique ou, au moins en partie, par d'autres voies proposées par la théorie de la négociation.

En utilisant les statistiques provenant de vingt grandes industries manufacturières compilées pendant la période 1971-1981, le présent article analyse l'influence des syndicats sur plusieurs mesures du profit. Les mesures retenues sont le niveau des profits, et le taux de rendement sur le capital, les ventes et les actifs. Dans chaque cas deux modèles sont estimes: équation de forme réduite (MCO) et équations simultanées (MC2E). Ces estimations ont pour but de chercher à répondre aux deux questions suivantes. La première de ces questions consiste dans l'ampleur de l'influence et la deuxième se demande si l'effet, s'il y en a un, provient totalement des salaires et de la productivité du travail comme le suggère la théorie néoclassique ou si l'effet opère au moins en partie par d'autres voies comme le soutient la théorie de la négociation.

Trois modèles réduits de formulation du niveau des profits indiquent, d'un point de vue statistique, des effets négatifs significatifs d'une ampleur de changement de 9 à 21 pour cent du niveau moyen des profits causes par une augmentation de dix points de pourcentage dans le degré de syndicalisation. Trois modèles réduits des divers taux de rendement donnent des effets négatifs significatifs dans l'éventail antérieurement note pour les taux de rendement sur le capital et les ventes, mais un léger effet positif non-significatif en ce qui a trait au taux de rendement sur les actifs.

Quatre modèles d'équation simultanées, à partir des mêmes variables que les modèles réduits, ont été ensuite mis au point pour évaluer les voies ou les canaux par lesquels l'effet de la pénétration syndicale agit sur les profits. Le processus fonde sur le taux de rendement sur le capital démontre que les syndicats influencent les salaires et la productivité d'une façon positive à peu près également sans autres effets sur les profits, d'où un effet nul dans l'ensemble. Le processus fonde sur le taux de rendement sur les ventes et les actifs démontre des effets généralement négatifs qui agissent presque totalement par les voies ou les canaux néo-classiques. Ces deux dernières estimations sont cependant faussées par des signes erronés en ce qui concerne le salaire et la productivité. On peut conclure, à tout prendre, que les constatations tendent vers un effet négatif de la syndicalisation sur les profits, mais il a été impossible d'obtenir une vision nette de la manière dont cette influence agit.