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Trade Union Growth: A Marketing Model

Clive H.J. Gilson et Ian S. Spencer

Abstract

By fusing trade union theory and marketing strategy, this paper provides an interdisciplinary perspective to the study of trade union structure.

Résumé

Cet article aborde la question du développement ou de la croissance et des structures du syndicalisme dans une perspective interdisciplinaire en attirant l'attention sur les rapports entre les concepts du marketing et le développement du syndicalisme. La première partie de l'article passe en revue la littérature actuelle en matière de croissance du syndicalisme. Elle décrit le développement des modèles économétriques en tant que méthode valable de noter les changements dans les modèles de croissance.

La littérature, au Canada, en Europe et aux États-Unis, est bien inventoriée du point de vue critique. Tout en reconnaissant le rôle de l'analyse globale, cette partie de l'étude conclut que la question du leadership est passablement ignore dans l'établissement de modèles économétriques. Naturellement, l'article suggère de procéder par étude de cas individuels de manière à compléter le travail déjà effectue. La deuxième partie adopte les concepts de base du marketing comme moyen de catégoriser l'orientation du développement du syndicalisme. On distingue entre la pénétration du marche et le développement du marche dans le contexte des champs de compétences traditionnels ou nouveaux. Ce modèle apporte quatre catégories exhaustives qui permettent d'ordonner l'orientation de tout développement susceptible de se produire. On y signale aussi que l'appréciation d'une telle croissance dans le nombre de membres est moins significative que leur provenance. Sur ce point, le modèle du marketing, qui est offert, porte à la fois sur le développement et la structure du syndicalisme. Par conséquent, les auteurs de cet article estiment que ce nouveau modèle donne une meilleure cohérence analytique à son rôle d'expliquer les changements dans les structures syndicales. Et c'est cet aspect qui est d'une valeur plus grande que l'importance du fait que l'on puisse attribuer le développement du syndicalisme à des questions de leadership ou à des motifs d'ordre économique ou gouvernemental plus notables. On soumet donc que le « rôle critique du leadership» est plus important en ce qui a trait aux changements de la structure syndicale qu'à la nature même de la croissance du syndicat.

La troisième partie de l'article consiste dans une recherche exploratoire en rapport avec quatorze études de cas. Bien que cela n'ait été entrepris qu'à titre expérimental, les résultats semblent démontrer que les syndicats qui ont fait l'objet de l'enquête comptent fortement pour le recrutement de leurs membres sur les méthodes traditionnelles et que cela tend à devenir la source de presque tout leur travail d'organisation. Quand on considère ce travail selon le modèle du marketing mis au point dans la deuxième partie de l'article, les syndicats ont tendance à s'engager dans la pénétration plutôt que dans l'élargissement du marche.

Dans la partie de l'article réservée à la discussion du sujet, les auteurs signalent que même si l'application du concept de marketing à la croissance et aux structures du syndicalisme a été utilisée aux fins de la mise au point du modèle, la notion de marketing en est une que de nombreux syndicats n'ont pas perdue tant en Europe qu'en Amérique du Nord en ce qui a trait au recrutement de nouveaux membres. D'où les auteurs soutiennent que des recherches multidisciplinaires plus poussées de façon à rattacher marketing et relations professionnelles peuvent offrir de nouvelles possibilités d'analyse intéressantes.