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Industrial Relations Theory and Practice: A Note

Oliver Clarke

Abstract

After having noted the mutual incomprehension between theoritician and practitioners, the author proposes specific areas on which useful work could be completed.

Résumé

Qu'il y ait fosse entre théoriciens et praticiens ne constitue pas une nouvelle observation. Les premiers reprochent aux seconds de ne pas tenir compte des résultats de leurs recherches alors que les praticiens accusent les théoriciens de ne pas étudier les vrais problèmes.

L'objet principal de la théorie pure est de fournir un cadre conceptuel pour la recherche et l'enseignement. En contrepartie, cette théorie et cette recherche contribuent à la compréhension et fournissent une base solide à la prise de décision.

Quel est alors l'utilité pratique de la théorie et de la recherche? Levin soutient qu'il n'y a rien d'aussi pratique qu'une bonne théorie. Keynes pour sa part prétend que tout praticien se réfère consciemment ou non à une théorie. Dunlop, d'un autre cote, adopte une position différente: le théoricien ou le recherchiste est l'esclave du politicien en ce qui rationalise après coup des décisions déjà prises et dictées par des nécessites à court terme ou des conflits d'intérêt.

Il est indéniable que la plupart des décisions sont prises sous la pression d'événements et d'intérêts divergents plutôt que sur la base de résultats de recherches. La vraie question alors devient comment maximiser l'arrimage de la pensée et de l'action de sorte que les approches théoriques et pratiques contribuent à la solution de problèmes vécus.

La réponse à cette question soulève deux problèmes. Quelles sont les relations les plus constructives entre recherchiste et utilisateur? Comment choisir un sujet de recherche?

Selon Walker, la théorie des relations industrielles pourrait être utile aux praticiens si elle leur permettait de faire une ou plusieurs de trois choses: comprendre la situation actuelle des relations industrielles; prédire des tendances; provoquer les changements désires aujourd'hui ou demain.

Dans un tel contexte, je suggérerais de façon indicative que l'examen des sujets suivants pourrait être utile.

1. l'évolution des associations syndicales et des associations d'employeurs dans un contexte de nouveaux défis;

2. le rôle changeant de l'État-législateur et de l'État-employeur;

3. le conflit entre les décisions prises dans l'industrie et à l'intérieur des politiques publiques;

4. les salaires, les différentiels de salaires et la décentralisation de la négociation dans plusieurs des pays où cette negociation était traditionnellement centralisée. Il ne faudra pas non plus oublier d'examiner comment la négociation collective s'adapte aux problèmes structurels et de changement technologique;

5. les changements dans la structure de l'emploi et les nouvelles formes d'emploi;

6. les effets, dans le domaine des relations professionnelles, du chômage et de la flexibilité du marche du travail;

7. l'impact des changements structurels et technologiques sur la sécurité d'emploi;

8. les relations du travail au niveau de l'atelier et le nouvel intérêt envers la coopération plutôt que le conflit.