Home » 25-3 ( 1970) » A Theory of Collective Bargaining

A Theory of Collective Bargaining

Syed M.A. Hameed

Abstract

The author brings out the inadequacies of the present theoretical models in explaining collective bargaining and provides the constructs of a more complete and integrated body of theory. He also notes the importance of using functional terms in a theoretical model of this kind.

Résumé

Une théorie de la négociation collective

Une rétrospective des écrits sur les diverses théories de la négociation collective révèle d'une façon inquiétante qu'il n'existe aucune clarté eu égard au rôle, auxéléments et aux exigences de la négociation collective. La plupart des théories dites de régimes de négociation collective sont plutôt des théories de négociation ; la négociation proprement dite n'est qu'un élément d'un régime de négociation collective. Les théories suivantes sont partielles ou inadéquates : ( 1 ) la théorie du monopole bilatéral; (2) le modèle Pen ; (3) le modèle Steven-Somers. Le modèle Chamberlain s'avère plus complet, quoiqu'il ne fait pas le lien entre ces trois théories de base : théories du marketing, théories gouvernementales et directoriales.

L'intégration des divers éléments d'une théorie d'un régime de négociation collective est possible en regroupant les éléments exposés par Chamberlain ; le contexte d'un tel régime pourrait être expliqué à partir des théories du mouvement ouvrier et des théories de l'entreprise.

LES JALONS D'UNE NOUVELLE THÉORIE

Une théorie du régime de négociation collective devrait expliquer en termes opérationnels (1) la logique qui pousse une collectivité à se grouper et à former un syndicat; (2) la résistance des patrons face aux syndicats; (3) la structuredu palier de négociation, i.e. local, régional, national ou industriel ; (4) le type de relations qui existent dans la négociation, en exposant le continuum allant d'une harmonie parfaite à l'hostilité — en précisant le degré de conflit ; (5) le processus de déclenchement des mécanismes tels que l'intervention d'un tiers, l'arrêt de travail, les règlements d'urgence des différends ; (6) et le résultat de la négociation ou le contenu de l'accord.

L'utilisation de termes opérationnels dans l'élaboration d'une théorie n'est pas un prérequis, mais s'avère nécessaire pour rendre cette théorie vérifiable.

L'auteur rend son schéma opérationnel en établissant quatre variables indépendantes ou causales.

Celles-ci doivent expliquer les changements passés et futurs qui se produisent dans les six dimensions déjà présentées : ces dernières constituant donc ses variables dépendantes.

(a) L'expansion des marchés explique le degré de syndicalisation, et la structure des syndicats et de leurs négociations ;

(b) La fonction de satisfaction au désir des patrons de maximiser les profits expliquent leur résistance face aux syndicats ;

(c) les lois visant à résoudre les conflits expliquent la procédure des règlements de conflits et le type de négociation (degré d'hostilité) ;

(d) le pouvoir de négociation rend compte du type de relation qu'on retrouve dans la négociation collective et le contenu des conventions collectives.

Ces dix variables peuvent être davantage exprimées en termes opérationnels, puisqu'il est possible de quantifier certaines d'entre elles, et d'établir une relation positive ou négative entre les variables indépendantes et leurs variables dépendantes correspondantes.

La théorie d'un régime de négociation collective qui se baserait sur l'interdépendance et l'intégration conceptuelle de ces variables exploratoires serait fort valable : en effet chacune de ces variables provient de théories du syndicalisme, de management et de la négociation, qui sont acceptées en général, mais qui n'ont jamais été mises en relation les unes avec les autres.

Nous nous devons de souligner l'importance de l'expansion des marchés comme variable indépendante, à cause de sa relation avec la fonction de satisfaction des patrons, et indirectement avec le pouvoir et la stratégie de négociation. Toutefois une mise en garde s'avère nécessaire contre l'emploi exclusif de cette variable comme facteur causal, puisqu'on se doit d'insister sur l'interdépendance des variables et sur leur intégration.