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A Comparison of Weighted and Unweighted Intergroup Climate Satisfaction Scores

R. T. Barth

Abstract

Perceptions of the configuration and quality of intergroup climates by 256 engineer-scientists in ten R & D organizations were factor analyzed. Five reliable dimensions evolved which accounted for 65% of the 68-item total variance. For each of these dimensions, the relationships between three combinations of level of attainment, level of aspiration, and level of urgency are explored separately and the combined impact of each combination on overall satisfaction with intergroup communication is examined. The findings suggest that unweighted scores provide better predictors of overall satisfaction with intergroup communication than do scores weighted by urgency ratings. Results lend empirical weight to studies in which the utility of weighted versus unweighted scores in the prediction of job satisfaction were explored.

Résumé

Étude comparative des résultats pondérés et non-pondérés d’une enquête portant sur la satisfaction à l’endroit des relations entre des groupes

Au cours des dernières années, on a manifesté beaucoup d'intérêt pour l'importance qu'a pour un individu une dimension particulière de sa tâche * reliée au degré de satisfaction effective qu'il en retire de même qu'à l'évaluation d'une satisfaction globale à l'endroit de son travail. Dans une recension récente des rapports conceptuels et opérationnels entre la satisfaction globale, le niveau d'aspiration, le niveau de réalisation et le niveau d'importance, Evans (1969) a retracé plusieurs façons d'établir une relation entre ces trois niveaux et diverses mesures de la satisfaction globale. Evans a établi une liste des méthodes qui servent à combiner différents aspects de la satisfaction au travail :

1. l'addition simple des notes obtenues sur l'un ou l'autre des aspects de la satisfaction au travail et celles obtenues pour un niveau de réalisation d'un but ;

2. la somme des notes obtenues sur l'un ou l'autre des aspects de la satisfaction au travail multipliées par un indice d'importance attaché à cet aspect et celles obtenues pour un niveau de réalisation d'un but ;

3. la somme des différences entre les notes obtenues sur l'un ou l'autre des aspects de la satisfaction au travail et celles obtenues pour un niveau de réalisation d'un but d'une part ; et celles obtenues pour un niveau d'aspiration, d'autre part ;

4. la somme des notes obtenues sur l'un ou l'autre des aspects de la satisfaction au travail multipliées par un indice d'importance attaché à cet aspect et la différence entre les notes obtenues pour un niveau d'aspiration et celles obtenues pour un niveau de réalisation ;

5. la somme des différences entre les notes obtenues pour l'importance accordée à un but et la réalisation du but ; ou pour le degré d'aspiration à un but et celles obtenues sur l'un ou l'autre des aspects de la satisfaction au travail.

Les formulations les plus élégantes qui utilisent des cotes d'importance ne semblent pas fournir de meilleurs « prédicteurs » de la satisfaction globale que les combinaisons basées sur des notes non-pondérées ou celles qui se servent d'un niveau de réalisation multiplié par un cote d'importance, au lieu de la différence entre niveau d'aspiration et niveau de réalisation.

Plusieurs études sont arrivées à des résultats apparemment incohérents ; et le niveau d'importance se retrouve dans des théories de la motivation qui le combine d'une façon multiplicative avec la notion d'instrumentalité « cheminement vers un but ». Cette dernière se fonde sur l'hypothèse que l'attitude d'une personne à l'endroit d'un résultat anticipé dépend de la relation qu'elle établit entre ce résultat et l'obtention d'autres résultats qui revêtent plus ou moins d'importance pour elle à l'intérieur de son schème de préférences.

Le but de cette étude, qui s'inscrit dans un projet de recherche visant à élucider les facteurs qui affectent le couplage des groupes dont les tâches sont interdépendantes et prennent un caractère technique dans des unités de recherche et de développement, consiste en une comparaison de notes pondérées et non-pondérées obtenues sur des dimensions de climat intergroupal qui s'apparentent aux dimensions interactionnelles de groupe et à celles du climat organisationnel qu'on a retenues dans d'autres études. Cependant, les comparaisons que nous présentons ici n'incluent aucune mesure de la satisfaction globale qu'un individu peut retirer de son travail. Conformément aux associations 1, 3 et 4 recensées par Evans (1969), cette étude cherche plutôt à préciser la relation entre des notes pondérées et non-pondérées de satisfaction à l'endroit d'un climat intergroupal.

Pour chacune des cinq dimensions identifiées d'une façon empirique, on utilise alors des résultats pondérés et non-pondérés pour prédire le niveau général des problèmes de communications tels que perçus par les individus. De plus, avec la quatrième méthode, on utilise le niveau d'urgence au lieu du niveau d'importance pour pondérer des notes de satisfaction obtenues par l'emploi de la troisième méthode. Le niveau d'urgence se caractérise par une incitation à réduire le décalage possible entre le climat intergroupal actuel et le niveau idéal recherché. Cette incitation est déclenchée par la perception de la pression du temps qui pousse les individus à se rapprocher d'un niveau idéal de satisfaction. Ce niveau d'urgence repose sur l'hypothèse suivante : si les perceptions de l'importance sont incluses dans la réalisation d'un but ou dans des cotes de satisfaction, ce concept devrait fournir une indication beaucoup plus forte des frustrations qu'un individu éprouve au cours de ses interactions avec des membres de d'autres groupes.

POPULATION ÉTUDIÉE

Cette étude utilise des données qu'on a recueillies au cours d'une recherche empirique auprès de 256 ingénieurs et scientistes au service d'organisations de recherche et de développement dont neuf se trouvent dans le secteur public et unedans le secteur manufacturier. Leur affiliation à des unités plus grandes se présente comme ceci :

— quatre agences militaires

— trois centres de la NASA

— deux laboratoires en sciences de l'environnement

— un laboratoire industriel.

L'équipement électronique, l'électronique de l'état solide et la technologie des communications pour usages industriels et militaires, les systèmes d'énergie nucléaire, le développement de systèmes d'armement, la recherche sur l'environnement interne et externe, le développement et la vérification des systèmes espace-projectile-aviation constituent les principales activités de ces services. Le choix des répondants s'est fait de façon que chacun puisse donner un compte rendu sur le jeu des interrelations entre son groupe et un autre groupe particulier à l'intérieur de son service. Ce dernier groupe identifié au préalable comme groupe de référence est choisi sur la base d'une interdépendance au niveau des tâches entre les activités du groupe et celles du groupe dont fait partie le répondant.

TECHNIQUE DE MESURES

Pour opérationnaliser la notion de climat groupai, nous avons utilisé 68 items. À chacun de ces items, il était possible de donner trois réponses. Les résultats dont nous donnons le compte rendu ici découle d'une compilation de ces réponses.

Pour chacun des items, on demandait au sujet d'indiquer, sur une échelle à 5 points de type Likert dans quelle mesure une caractéristique du climat décrit par l'item s'appliquait au climat intergroupal ; actuel tel que perçu par le répondant et indiquer aussi dans quelle mesure cette même caractéristique s'appliquerait au climat intergroupal que le répondant préférerait.

La partie (c) de chaque item permettait au répondant d'exprimer l'urgence qu'il attachait au désir de réduire le décalage entre la situation vécue et celle qu'il préférait.

À l'aide d'un instrument comprenant 15 items, on obtint les données touchant la perception effective des problèmes de communications. Ces items couvraient six dimensions de l'échange d'information entre les groupes. Ces dimensions sont les suivantes :

1. Dans quelle mesure le groupe du répondant est-il informé d'une façon adéquate de l'état des travaux entrepris par le groupe de référence, des objectifs au plan de la réalisation et des attentes en termes d'« input ».

2. Les délais en général, les délais dans la réception de l'information venant du groupe de référence et concernant les changements apportés à un aspect quelconque du projet.

3. Dans quelle mesure fait-on connaître à l'avance à l'autre groupe que quelque chose d'inhabituel ou d'imprévu est sensé survenir ?

4. La clarté du contenu de l'information.

5. Une restriction dans l'exactitude et la quantité de l'information fournie par le groupe de référence.

6. L'utilité de l'information fournie et le degré de scepticisme qui accompagne sa réception.

DISCUSSION DES RÉSULTATS

Les réponses à la partie (a) du questionnaire sur le climat intergroupal ont été soumises à une analyse des principaux items et à une analyse factorielle du type orthogonal. Cette procédure et des considérations sur la consistence interne des éléments nous ont permis de déceler 5 dimensions du climat intergroupal en ne retenant que 55 items, c'est-à-dire environ 65% des items qui devaient rendre compte de la variance totale. Ces cinq dimensions sont :

1. Chaleur et esprit inter-équipe ;

2. sens du risque ;

3. Clarté intergroupale ;

4. Responsabilité ;

5. Conformité.

En établissant une moyenne des réponses aux quinze items du « Perceived Communications Problems » (PCP Instrument), on obtient un résultat concernant la perception effective des problèmes de communication.

Toutes les corrélations entre l'ensemble des notes pondérées de satisfaction à l'endroit du climat intergroupal (arrangement no 4) et les notes non-pondérées (arrangements 1 et 3) se sont avérées significatives au niveau .001 (voir Table 2). Les inter-corrélation entre le résultat obtenu avec PCP et les notes de satisfaction sont significatives à un niveau de .01 (voir table 3).

Pour vérifier le degré d'association des trois ensembles de notes de satisfaction avec le PCP, nous avons effectué trois analyses de régression multiple. Les résultats montrent que dans chaque cas le lien de régression entre les résultats obtenus au PCP et ceux obtenus pour le degré de satisfaction quant au climat intergroupal constitue une corrélation multiple qui est très significative. Des comparaisons à l'intérieur de cette table (4) révèlent que le coefficient R = 0.68 obtenu par une régression du PCP sur des notes non-pondérées formées selon la méthode 1 est plus élevé que les corrélations multiples qu'on obtient par une régression du PCP sur des notes obtenues avec la méthode 3 ou 4. Cependant, la différence entre les trois coefficients de corrélation multiple n'est pas significative. Les résultats de cette analyse sembleraient ajouter plus de poids à l'idée qu'il est prématuré de conclure à la supériorité de la technique de pondération de notes de satisfaction par des mesures du degré d'urgence.

Comme le démontre cette étude et d'autres antérieures, l'idée que le degré d'urgence est important dans l'étude de la satisfaction à l'endroit du climat intergroupal ne reçoit aucun appui. Cependant, il est tout à fait possible qu'en utilisant une mesure de type « behavioral » au lieu du PCP, les résultats offrent un meilleur appui à un modèle de type multiplicatif.

* « Job satisfaction » dans le texte anglais est une expression qui déborde la notion de satisfaction à l'endroit de la tâche pour rejoindre celle de « work satisfaction » (satisfaction au travail).